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Dossier

Sécurité
Vers une police intercommunale

Surentez : war-zu ur polis etrekumuniel

La sécurité est une préoccupation légitime des habitants. Face à l'augmentation des incivilités en période touristique, nous proposons une réponse structurelle et mutualisée à l'échelle du Cap Sizun.

Le constat

Dans ses prérogatives, le maire doit veiller, à travers ses pouvoirs de police, à assurer l'ordre public, la tranquillité, la sécurité routière et la salubrité dans sa commune. Une commune n'est pas obligée d'avoir une police municipale, même si elle est inférieure à 5 000 habitants. C'est un choix politique et budgétaire du conseil municipal.

Audierne-Esquibien, qui compte 3 727 habitants, peut voir sa population doubler ou tripler à cause des vacanciers, occupants de résidences secondaires, randonneurs et visiteurs d'un jour. Cette estimation est également valable pour toutes les communes du Cap Sizun.

Des problèmes en augmentation constante

Les problèmes d'insécurité en haute période touristique sont en augmentation constante dans le Cap Sizun :

  • Incivilités et conflits de voisinage
  • Tapages nocturnes
  • Troubles lors d'événements festifs
  • Stationnements sauvages au Trez, à la Baie des Trépassés, sur le GR34

À Audierne, des caméras de vidéoprotection ont été installées. Mais la sécurité est une affaire complexe qui ne peut se réduire aux seuls moyens sécuritaires.

La sécurité et l'ordre public relèvent de la gendarmerie nationale, mais celle-ci doit se concentrer sur des missions nombreuses (police judiciaire, contrôle des flux, police administrative, lutte contre le narcotrafic…).

Notre proposition : une police intercommunale

Nous demanderons dès notre élection que la création d'une police intercommunale soit étudiée au niveau de la communauté des communes.

Cette police intercommunale offrirait :

  • Une efficacité opérationnelle accrue grâce à une action cohérente sur le territoire
  • Une meilleure gestion du déplacement de la délinquance dans les zones non équipées de caméras
  • Une protection renforcée des petites communes
  • Des économies d'échelle

L'initiative de création émane des communes membres d'un EPCI, et les agents sont soumis à une double autorité : celle du président de l'EPCI et du maire de la commune où ils exercent. Les pouvoirs de police du maire sont préservés.

Mutualiser sur les 10 communes du Cap Sizun

Cette police intercommunale permettrait aux 10 communes du Cap Sizun de mutualiser des agents de police compétents sur les territoires de chacune des communes.

Elles peuvent aussi, via leur intercommunalité (EPCI), recruter ensemble des agents mis à disposition de toutes les communes membres.

En parallèle

  • Étudier avec Plouhinec et la ComCom les besoins en personnels formés à la prévention, en particulier lors des évènements et périodes touristiques
  • Accentuer la lutte contre l'incivisme (bord de mer, plages, stationnement, voitures ventouses)
  • Débat ouvert avec la population, les personnels en poste et les autres maires du Cap